Voilà l'hérésie!

Quelques grammes de chaudoudoux dans un monde de froid-piquants

mardi 28 avril 2009

Kung fu panda

kung_fu_panda_affiche

Comme quoi, si on cherche, on peut trouver de la sagesse partout : et par exemple dans un dessin animé qui, a priori, ne paie pas de mine comme "Kung fu panda" (que j'ai adoré et c'est pas peu dire pour une amatrice de dessins animés comme moi! ^^)

Voici la bande annonce et...


Kung Fu Panda - bande annonce 2 VF

... quelques extraits choisis, citations de mon personnage préféré (maître Yoda version tortue) : maître Oogway (il est trop fort!!)

Master_Oogway_by_Shawnzy

"On rencontre souvent sa destinée sur la route que l'on prend pour l'éviter"

"Ton esprit ressemble à cette eau mon ami : quand il est agité il devient difficile à percevoir mais si tu le laisses s'apaiser la réponse devient claire"

Ma préférée, à propos de la philosophie de l'instant présent :
"Tu t'en fais trop avec ce qui était et ce qui sera. Comme le dit le proverbe : hier est l'histoire, demain est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau ; c'est pourquoi cela s'appelle présent"

La graine pousse n'importe où mais "tout est possible si on accepte de la guider, l'encourager, de croire en elle"

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Une autre citation qui montre bien que tout est lié :

"Tu n'accompliras jamais ta destinée tant que tu ne renonceras pas à tes illusions de contrôle"

Cette citation me rappelle un petit extrait de psychologie magazine sur lequel je suis tombée par hasard tout à l'heure. Il s'agit d'un entretien avec le psychanalyste J.C. Liaudet qui a notamment ecrit "du bonheur d'être fragile" (je lui fais un peu de pub il l'a bien mérité!! ^^) :

"C'est en renonçant à ce sentiment de toute-puissance que nous nous constituons progressivement comme sujet" (...) "En acceptant l'impossibilité de tout maîtriser, nous accedons lucidement à la puissance de vivre. Celle d'aimer et de jouir. Accepter sa fragilité, c'est reconnaître que nous sommes incomplets, que nous ne pouvons pas faire sans l'autre. Un autre qui n'est pas semblable à nous, un etranger que nous devons nous résoudre à ne jamais comprendre tout à fait. Nous faisons la découverte du manque et de l'autre comme différence radicale. Vous voyez ce que cela nous donne : un autrui à aimer. L'amour, c'est l'expérience de la fragilité par excellence. Nous désirons l'autre, mais nous ne pouvons pas être le maître de son désir." (...) "Si nous acceptons qu'une part de nous-même reste étrangère, non maîtrisée, si nous nous déprenons de notre "moi fort", alors nous restons réceptifs au nouveau, nous nous ouvrons à la capacité de bouger, de changer (...) nos faiblesses nous parlent. Elles peuvent devenir nos forces. Il faut savoir écouter ce qu'elles nous disent, pour les dépasser, s'en servir, plutôt que vouloir au plus vite les éradiquer, au risque qu'elles resurgissent ailleurs ou sous une autre forme. Il n'y a pas de raison d'avoir peur du conflit, notamment avec soi-même, puisque nous sommes faits de différences et de conflits. C'est en travaillant les conflits que l'on bouge, que l'on avance. Accepter d'être fragile, enfin, c'est vivre pleinement, être dans le présent, dans la fête de l'instant. (n.b. : encore ce bon vieil instant présent!) Contrairement au "moi sensible", receptif, ouvert, le "moi fort" vit dans le désir d'un paradis toujours à venir. Il ne peut pas se contenter, d'où sa permanente insatisfaction. Jouir de la vie c'est d'abord accepter d'être fragile.

Finalement la sagesse c'est quand on accepte d'être soi (accepter sa condition humaine qui fait que nous sommes limités). Refuser cela c'est refuser le monde tel qu'il est mais c'est aussi refuser de se voir tel qu'on est vraiment, c'est vivre dans l'illusion et cela nous condamne à être soumis à la souffrance d'un monde difficile car changeant, que nous subissons sans comprendre.

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D'autres passages du film à propos de l'évolution de la relation entre Po et son maître Shifu. (Attention ne pas lire si vous n'avez pas vu le film et que vous voulez garder le suspens!) :

shifu_et_po

"Je n'ai pas renoncé! Je suis resté car à chaque difficultés ça me faisait mal mais jamais aussi mal que tout ce que j'ai enduré dans ma vie jusque là à être seulement moi. Je suis restée parce que je me suis dit que si quelqu'un pouvait me transformer, faire que je sois plus moi, c'était vous."

Comment veux tu remplir ta coupe si elle est déjà pleine "tu crois savoir mais tu es bourré d'illusions"

_"comment je pourrais le battre si eux y arrivent pas, ils sont 5 maîtres jsuis un seul moi"
_"mais tu auras la seule chose que personne d'autres n'aura : le manuscrit du dragon" 
Et finalement le manuscrit c'est un miroir!

"l'ingrédient secret de ma soupe à l'ingrédient secret. L'ingredient secret c'est rien du tout. Il n'y a pas d'ingrédient secret, c'est juste une bonne vieille soupe de nouilles sans sauce spéciale rien du tout, pour faire quelque chose de spécial t'as simplement à croire que c'est spécial."

"L'ingredient secret c'est seulement toi"
(ce qui nous rappelle cette bonne vieille légende hindoue)

A la fin du film, Po, qui est absolument nul, parvient à devenir un des + grands maîtres. C'est parce que son maître Shifu, au lieu de calquer sur lui les méthodes traditionnelles d'apprentissage, a cherché en lui ce qu'on pourrait appeler la force du desespoir : quand tout est perdu et qu'on ne pense plus avoir rien à donner, ce qui fait qu'on est encore capable de chercher le peu de force en nous qui nous donne encore l'energie de nous battre, d'atteindre nos objectifs, ce après quoi on court, ce qui peut nous faire déplacer des montagnes. Peu importe que l'on utilise cette force à mauvaise escient (souvent dans une forme d'autodestruction) c'est de la force à l'état pure, il faut en prendre conscience et l'utiliser comme il se doit.

Après avoir vu Kung fu panda, je me suis dis que finalement, si on cherche bien, on a tous quelque chose qui nous donne envie de nous lever le matin, que ce soit l'amour, les enfants, le travail, la connaissance, le rire, les amis, la nature, le sport... ou des choses qui pourraient paraitre + superficielles (voire malsaines si c'est fait avec excès) comme la nourriture, le sexe, faire la fête, l'entretien de notre apparence physique. Ce sont nos faiblesses quelque part. Elles viennent comble, souvent inefficacement, un manque fondamental (peur de vieillir, de mourir, de manquer, d'être abandonné... besoin d'être reconnu, désiré, aimé par les autres car l'amour que l'on a pour soi même ne suffit pas, besoin de se remplir car on se sent vide...) Mais même quand on pense être au fond du gouffre et nevrosé au + au point, il reste toujours ce petit quelque chose qui nous fait courir (même si c'est bien souvent pour aller nulle part ou dans le mauvais sens!), et c'est ce petit quelque chose qu'il faut identifier et exploiter de manière juste. Je vous laisse méditer sur la question! ^^

POUR EN SAVOIR + A PROPOS DU KUNG FU ------> ICI

ET DU TAOISME ------> ICI

A PROPOS DE L'ICI ET MAINTENANT ------> ICI

ThaiKung_FuTalange

En gros le kung fu signifie "maîtrise d'une technique" en chinois et s'imprègne de la philosophie taoïste mais aussi du bouddhisme. Le mot est passé dans le langage courant pour désigner les films de combat asiatiques. Encore un petit extrait de Kung fu panda : "Pour espérer vaincre il faut savoir trouver la faiblesse de ton adversaire et lui en faire payer le prix. Se saisir de sa force et l'utiliser contre lui jusqu'à ce qu'enfin il tombe ou renonce". Bien entendu ça ne s'applique pas seulement aux combats "matériels" mais également à n'importe quelle lutte intérieure (avec soi même, en utilisant ses faiblesses pour en faire des forces comme je l'ecrit plus haut) ou pour défendre ses idéaux.

A PROPOS DU TAOISME ET DE LAO TSEU (trouvé aussi dans psychologie magazine décidément!)

La pensée de Lao Tseu (Chine - 6e-5e av. J.C.), en insistant sur les vertus du "non agir", semble inviter à l'inertie. Il n'en est rien : il s'agit pour lui de nous mettre en garde contre l'illusion du changement sur commande, contrôlé et maîtrisé - ça vous rappelle rien?!! ^^ Que nous le voulions ou non, il s'impose, car nous sommes tous embarqué sur ce bateau dépourvu de port d'attache qu'est la Voie - le grand cycle de la nature. La vie est cyclique, aucune réalité n'est stable. La sagesse constiste à se laisser porter par le courant en toute conscience, à suivre son mouvement afin de vivre en harmonie avec son flot impétieux, où les contraires ne s'opposent plus.

MONTAIGNE (philosophe français du 16eme siècle)
IL DIT EXACTEMENT LA MEME CHOSE!!!

Nos vies sont ephémères, l'existence n'est que mouvement, rappelle Montaigne dans ses Essais. "Il n'y a aucune constante existence, ni de notre être ni de celui des objets". sa philosophie part du constat d'un réel en perpétuel changement : "le monde est un branloire pérenne" ecrit-il (variante, sans le savoir, de "l'immuable changement" : le yi king, un des piliers de la philosophie chinoise) Pour suivre le  flux de l'existence, il faut aller dans le sens du courant (...) cultiver la vie telle qu'il a plu à Dieu de l'octroyer. Prêt à tourner à gauche si un obstacle se présente à sa droite, sans se sentir frustré. Changer de désirs si on ne peut transformer le réel.

Autre extrait de Psychologie magazine

"C'est dans le lâcher-prise que s'insinue le changement ; en acceptant la souffrance et en s'en servant comme levier, en cessant d'intellectualiser et de se projeter dans le futur pour se concentrer sur l'ici et maintenant. Il ne s'agit pas de perdre sa volonté de changer, mais plutôt d'apprendre à faire davantage confiance à nos sensations, à nous ouvrir à nos émotions, même douloureuses, parce qu'elles modifient notre regard sur le monde et sur nous-même - donc nous inspire le mouvement à suivre."

calligraphie



dimanche 15 mars 2009

Dieu, la religion, la spiritualité et le mysticisme : la foire aux amalgames

AVANT DE DIRE QUE DIEU N'EXISTE PAS OU QUE LA RELIGION C'EST DE LA MERDE, IL FAUT SE METTRE D'ACCORD SUR LES DEFINITONS QUE L'ON DONNE A TOUS CES TERMES!

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Tout d'abord, ce qui m'a donné envie d'ecrire ce billet, c'est de lire la 4eme de couverture du livre de Richard Dawkins "Pour en finir avec Dieu" (le titre en dit déjà long!) - quelques extraits choisis :

Alors en gros l'auteur souhaiterait que les gens " se libèrent complètement de l'emprise de la religion. Et qu'ils soient fiers d'être athées, car, pour l'auteur, l'athéisme est presque toujours la marque d'une saine indépendance d'esprit, et d'un esprit sain. (...) Insistant sur le fait que « la probabilité de l'existence de Dieu est extrêmement faible », il dit mener sa vie en se fondant sur le présupposé qu'il n'existe pas."

Bon jusque là rien de bien passionnant : les arguments tristement banals d'une société désenchantée qui ne jure que par la raison et qui croit que pour s'émanciper d'un passé obscurantiste elle se doit d'adopter l'extrême inverse, c'est à dire mépriser ceux qui croient. 
Non, ce qui m'a intéréssé c'est quand il dit + loin :

"Comprendre le monde du vivant, apprécier son extrême richesse expliquée avec une " élégance irrésistible " par la sélection naturelle de Darwin, voilà qui, montre Dawkins, devrait permettre d'abandonner toutes les formes de superstition, à commencer par le créationnisme."

C'est là que j'ai réalisé que Mr Dawkins n'avait en fait rien compris, le pauvre! En fait il mélange tout! Déjà il confond "Dieu", "croyance", "dogme" et "religions" qui sont des concepts, certes liés, mais qui renvoient à des choses bien différentes!
En + il oppose 2 choses qui peuvent parfois être synonymes quand il sous entend que le fait d'apprécier le monde du vivant pourrait remplacer les dogmes religieux. En effet pour bien des "religions" s'émerveiller face à la beauté de la nature et Dieu c'est la même chose. Pour être + précis : l'un et l'autre sont 2 manières culturellement différentes de vivre une forme de spiritualité. Par exemple le concept de Dieu est typiquement monothéiste, alors que dans le chamanisme la nature tient un rôle fondamental. Mais ça Mr Dawkins ne semble pas le savoir, ça n'a même pas du lui effleurer l'esprit de chercher à comprendre les différentes manière de croire à travers le monde. Pour un scientifique, chercher à démontrer la non existence de quelque chose qu'il n'a même pas compris c'est une grave erreur! Si pour lui tous les gens qui croient sont des être névrosés, manquant d'ouverture d'esprit, intégristes, prosélytes et intolérants et qu'il cristallise tout ça sous le mot "Dieu" il risque en effet de sérieusement biaiser sa soit disant expérience scientifique!

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A propos du mot "religion"

On rappelle souvent que ce mot vient du latin "religare" = relier. La religion c'est en effet ce qui relie une communauté de personnes, au même titre que n'importe quelle idéologie, organisation politique ou sociale, dogme (y compris le dogme de la science et de la toute puissante raison de nos sociétés occidentales "modernes"). Plus concrètement le dictionnaire Larousse nous dit qu'il s'agit d'un ensemble de pratiques et de rites propres à une croyance (dogme) relatif au rapport de l'homme au sacré (la notion de sacré renvoyant à ce qui transcende l'homme).
Donc comme n'importe quelle forme de dogmatisme, la religion est susceptible d'entraîner des dérives, car le problème ce n'est pas la religion en elle même (son essence spirituelle et ésotérique) mais ceux qui la pratiquent, nous pauvres humains imparfaits et limités : sur ce point, tout le monde est d'accord.

Un terme bien + intéressant : la spiritualité : Le dictionnaire Larousse nous dit que le spirituel est ce qui est relatif à l'esprit, à l'âme, ce qui est dégagé de toute matérialité. Nous avons donc là une définition bien + large que le terme de "religion". Une définition dans laquelle beaucoup + de gens peuvent se reconnaître sans être effrayés à l'idée de passer pour des abrutis incapable de penser par eux même et leurré par la religion.

Pourtant ces 2 termes, spiritualité et religions, sont souvent etroitement liés dans le vécu des croyants (même si pas toujours).
En effet il y a 2 manières de croire (mais qui souvent se retrouvent toutes les 2 chez une même personne) :

1. croire avec son "coeur", ressentir les choses au delà de toute raison. C'est la spiritualité (très liée à l'expérience mystique)

2. La religion n'est que l'enrobage culturel de ce qui est commun a toutes les religions, ce sur quoi toute religion se base, son essence : sa spiritualité, c'est à dire sa volonté de comprendre ce qui transcende l'homme. D'où venons nous? Pourquoi existons nous? Quelle est notre raison d'être? Que sommes nous? Où allons nous? Pourquoi aimons nous? Pourquoi vivons nous? Pourquoi mourrons nous? Ces mêmes questionnements qui fondent la science!

Les religions sont simplement une manière différente de répondre à ces questions, mais elles sont tout autant rationnelles que la science! Oui parfaitement! La religion est une rationnalisation de l'expérience mystique et spirituelle qui, elle, est au delà de tout mot et de toute représentation. Une forme de rationnalisation bien connue est la ritualisation. C'est ce qui fonde aussi la culture, la société. C'est pour ça aussi qu'on associe souvent les termes de morales, règles, repères, rites, carcan etc. au mot religion! Alors que la notion de spiritualité transcende toutes ces choses.

Ensuite, je suis tombée sur un excellent article qui donne, assez clairement je trouve, beaucoup de réponses. Je pense que beaucoup d'athés pourront s'y reconnaître!

Extrait d'un article de Edgar Morin "Soyons mystiques" - Le Monde des Religions (mai-juin 2007 n°23)

"Le petit Robert donne du mysticisme la définition suivante : "Union intime avec le principe de l'être". Dans les monothéismes, ce principe est Dieu, et le mysticisme se manifeste par des contemplations quasi extatiques de l'être divin, ou par une relation profonde de communication avec lui.
(...)
Dans le bouddhisme, le principe de l'être est le nirvana dont on ne peut pas parler, qu'on ne peut pas décrire. La mystique est union et communication avec la réalité suprême.

Des examens neurologiques ont été menés sur des moines bouddhistes en état de méditation. Ils ont révélé que la "clé cérébrale" du mysticisme serait l'inhibition des dispositifs cérébraux qui maintiennent la séparation entre soi et l'univers

(...)

La relation mystique est, au delà de la séparation, une union avec une réalité plus vraie ou plus profonde, supérieure à la réalité banale des choses et événements séparés.

Le phénomène mystique n'est pas le monopole des religions classiques, celles qui postulent un Dieu. Il existe aussi dans les religions séculières : le culte de la nation, l'amour de la patrie, peuvent susciter des états mystiques ; le drapeau, l'hymne national mettent les fervents de ce culte dans un état second de caractère mystique.

Les fidèles de la grande religion de salut terrestre qu'a été le communisme au XXe siècle, connaissaient un état mystique quand (...) ils communiaient dans la parole exaltante du dirigeant, ou au moment de chanter l'internationale.

L'amour a une composante mystique. La contemplation du visage, du corps de l'être aimé, met dans un état second qui n'est pas fait seulement de désir sexuel, mais aussi d'exaltation et d'adoration.

Nous avons, au quotidien, des moments d'émerveillement en face d'une petite fleur qui perce la neige à la fin de l'hiver (...) d'un coucher de soleil : ces moments de jouissance ont une composante mystique et font parti de ce que j'appelle la qualité poétique de la vie. La vie est une alternance de prose répétitive et froide qui nous ennuie, et de poésie chaude qui nous enflamme, nous réchauffe, nous fait communier. Les moments mystiques sont des moments de poésie ; ils nous rendent adorable la vie qui est par ailleurs horrible "

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Je rajouterai d'autres exemples pour que ce soit encore + parlant (car de telles expériences, chacun d'entre nous a pu les vivre un jour) : Parfois on écoute certaines musiques qui nous donnent envie de pleurer ou nous mettent en joie sans qu'on puisse expliquer pourquoi. D'autres personnes en devenant parents voient leur vie transformée. On est aussi sensible à une oeuvre artistique ou une idéologie qui nous parle alors que ça laisse beaucoup de personnes indifférentes. Ce qu'on aime et ce qui nous touche n'est pas du domaine du rationnel. Je mets au défi qui que ce soit de démontrer par A+B pourquoi il tombe amoureux de telle personne ou apprécie tel film ou musique et pas un autre! On dit qu'on "tombe amoureux" car ça nous tombe dessus sans qu'on puisse se raisonner. La religion (ou plutôt "la spiritualité) c'est pareil. Et tant qu'on restera humain (donc des êtres sensibles, par opposition à des machines) il y aura des choses que nous ne pourrons expliquer mais qui pourtant régiront notre vie!

En Océanie, les peuples autochtones disent que l'art est d'essence divine (+ précisément, ce sont les ancêtres qui inspirent les artistes). Dans d'autres religions c'est l'amour qui serait la manifestation de cette transcendance (c.f. la philosophie orientale et le courant new age). Donc quand vous êtes touchés sans comprendre pourquoi par une oeuvre artistique, quand le fait d'avoir un enfant ou d'adhérer à une idéologie, donne enfin un sens à votre vie, quand vous aimez de manière désintéréssée et altruiste : vous ressentez exactement la même chose que beaucoup de gens qui croient sauf qu'eux ont choisi de donner un sens à leur expérience à travers la religion, c'est leur manière d'expliquer l'inexplicable, alors que les athés (ou les agnostiques) ont choisis une autre voie. Et tant mieux car comme le chantait Tonton David "chacun sa route, chacun son chemin"!

choix

mardi 24 février 2009

Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis (la quête du bonheur selon Nietzsche)

nietz3

Une interview de Nietzsche dans le nouvel obs'... un petit clin d'oeil pour montrer que ce qu'il disait est toujours d'actualité...

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2303/dossier/a391530-contre_la_religion_du_bienêtre.html


...et Friedrich Nietzsche

Contre la religion du bien-être

Le bonheur est comme est une femme. Si vous le poursuivez, il 
s'enfuit; si vous l'ignorez, il accourt



Le Nouvel Observateur . - Fuir la douleur est le mot d'ordre de toute 
la philosophie antique, comme celui de votre ancien maître 
Schopenhauer. Partagez-vous cette idée ?

Friedrich Nietzsche. - Non. Pourquoi rejeter absolument de notre 
existence le malheur, les terreurs, les privations, les minuits de 
l'âme ? Il y a une «nécessité personnelle du malheur» et ceux qui 
veulent nous en préserver ne font pas nécessairement notre bonheur. 
Et si le plaisir et le déplaisir étaient même si étroitement liés que 
quiconque veut avoir autant que possible de l'un doit aussi avoir 
autant que possible de l'autre ? Car le bonheur et le malheur sont 
des frères jumeaux qui grandissent ensemble. Demandez-vous si un 
arbre qui est censé atteindre une noble hauteur peut se dispenser de 
mauvais temps et de tempêtes. Pour qu'il y ait la joie éternelle de 
la création, il faut aussi qu'il y ait les douleurs de l'enfantement. 
Toutes les vies sont difficiles; ce qui rend certaines d'entre elles 
également réussies, c'est la façon dont les souffrances ont été 
affrontées.

N. O. - Les stoïciens invitaient eux aussi à «tenir bon» face aux 
coups durs de l'existence.

F. Nietzsche. - C'est très différent. Le stoïcisme proposait un genre 
de vie pétrifié. Pour ma part, je parle d'intensifier le sentiment 
d'existence, en apprenant à en connaître tous les aspects, même les 
plus terrifiants.





N. O. - L'homme du XXIe siècle semble davantage aspirer à la sécurité 
et au bien-être.

F.Nietzsche. - Ah, la religion du bien-être ! Voilà l'idéologie du 
troupeau. Les hommes disent : nous avons inventé le bonheur; ils en 
ont fait une valeur universelle, mais quel est leur bonheur ? Une 
aspiration servile au repos. L'homme moderne a renoncé à toute 
grandeur et n'aspire plus qu'à vivre confortablement, le plus 
longtemps possible. Il est semblable à un puceron hédoniste, il a en 
aversion le danger et la maladie. Il poursuit un bonheur mesquin et 
étriqué. La société de consommation l'asservit aux petits plaisirs. 
Il voue un culte aux loisirs. Mais si l'on flatte de façon aussi 
éhontée la propension naturelle à la paresse, c'est dans le dessein 
non avoué d'affaiblir la volonté, de la rendre incapable d'une 
application durable. Il s'agit d'anesthésier la vie plutôt que de la 
vivre. Aussi ne faut-il pas s'étonner si la plupart des hommes 
d'aujourd'hui se liquéfient face à la plus infime épreuve.


N. O.
- Quel est votre définition du bonheur ?

F Nietzsche. - Le sentiment que la puissance grandit, qu'une 
résistance est surmontée. L'homme qui est incapable de s'asseoir au 
seuil de l'instant en oubliant tous les événements passés et à venir, 
celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un 
instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu'est un 
bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du 
bonheur aux autres.





N. O.. - Quels conseils prodigueriez-vous aux hommes en quête de 
félicité ?

F Nietzsche.. - A l'individu qui recherche son bonheur, il ne faut 
donner aucun précepte sur le chemin à suivre, car le bonheur 
individuel jaillit selon ses lois propres, inconnues de tous, il ne 
peut qu'être entravé par des préceptes venus du dehors. Le vrai 
secret du bonheur, c'est qu'on ne peut l'atteindre qu'en cessant de 
le chercher. Il est comme est une femme. Si vous le poursuivez, il 
s'enfuit; si vous l'ignorez, il accourt (sourire). Au fond, 
l'important, ce n'est pas le bonheur, qui n'est qu'une idée, mais la 
vie réelle que nous avons à expérimenter. Amor fati, aime ton destin. 
C'est ma formule du bonheur. Le philosophe ne doit pas cacher la 
nature tragique du monde, il doit l'enseigner au contraire, et la 
seule manière de nous libérer, c'est d'aimer ce qui nous advient. Il 
faut briser les anciennes tables de la Loi, nous dégager des valeurs 
chrétiennes mortifères, penser par-delà le bien et le mal. Nous 
devons être les poètes de notre existence, inventer notre vie, la 
vivre ! La vraie sagesse, ce n'est pas de rechercher le bonheur, 
c'est d'aimer la vie, heureuse ou malheureuse


N. O. - Vous-même avez beaucoup souffert, physiquement et 
affectivement - votre histoire d'amour douloureuse avec Lou Andreas-
Salomé est légendaire. N'avez-vous jamais désespéré de la vie ?

F. Nietzsche.- Jamais ! Même dans les moments où j'ai été gravement 
malade, je ne suis pas devenu morbide. La vie ne m'a pas déçu ! Année 
après année, je la trouvais au contraire plus vraie, plus désirable 
et plus mystérieuse. Pour moi, elle est un monde de danger et de 
victoire dans lequel les sentiments héroïques aussi ont leurs lieux 
où danser et s'ébattre. Avec ce principe au coeur, on peut non 
seulement vivre courageusement, mais même gaiement vivre et gaiement 
rire ! Et qui donc s'entendrait à bien rire et à bien vivre s'il ne 
s'entendait d'abord à guerroyer et à vaincre ?

Friedrich Nietzsche (Röcken 1844, Weimar 1900) a notamment publié «?
Humain, trop humain?», «?le Gai Savoir?», «?Ainsi parlait 
Zarathoustra?» et «?Par-delà le bien et le mal?». Contre les valeurs 
de l'idéalisme platonicien et chrétien, il s'est attaché à comprendre 
les conditions de l'élévation de l'homme.


Marie Lemonnier
Le Nouvel Observateur


bouddha

Le bouddhisme dit exactement la même chose (même si les référents culturels ne sont pas les mêmes et parlent différemment à chacun de nous... donc pour ceux à qui ça parle, je fais ici allusion aux 4 nobles vérités (enoncées par Bouddha de son vivant au 7ème siècle av.jc. et pillier fondamental du bouddhisme) :

1ere vérité : reconnaitre que la vie est faite de souffrance (et arrêter de se voiler la face, sortir de l'ignorance). Cette douleur est etroitement lié à l'impermanence de toute chose ainsi qu'à l'illusion du moi (égo).

2eme vérité : la cause de la souffrance n'est autre que notre quête avide de bonheur (désir). Cette quête avide nous pousse à produire des actes mauvais (et donc du karma négatif et ainsi nous sommes prisonniers du cycle des réincarnations)

3eme vérité : il est possible de faire cesser la souffrance (faire cesser le cycle des incarnations, autrement dit le karma négatif, en brisant le cercle vicieux qui nous enferme dans un moi illusoire)

4eme vérité : le chemin vers la cessation de la souffrance est la voie du juste milieu (éviter les extrêmes : privation totale de plaisir ou recherche excessive de plaisir) cela renvoit au concept de vacuité, autrement dit vivre l'instant présent, ici et maintenant, lacher prise (mais bon ça c'est encore autre chose pour y arriver!!!) NOBLE SENTIER OCTUPLE


A ce sujet, pour ceux que ça intéresse, un livre "Nietzsche l'éveillé" Yannis Constantinidès et Damien Macdonald met en lumière les liens très etroits entre la pensée Nietzschéenne et la pensée bouddhiste. Il existe aussi un livre disponible en ligne "Nietzsche et la pensée bouddhiste" Par Alphonse Vanderheyde

COUVNIETZSCHE

samedi 29 novembre 2008

Ce qui ne tue pas rend plus fort...

LE CONTE DE L'ANE ET DU PUITS

ane_puits

...

Un texte qu'on m'a fait suivre par mail, c'est pas mal!

...

J'espère que le message ci-dessous t'aidera dans ta vie!

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.

Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.

Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu. Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus. Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter!

La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais... Il ne faut jamais abandonner! Secoue-toi et fonce!
Rappelle-toi, les cinq règles simples! Pour être heureux:
1. Libère ton cœur de la haine.
2. Libère ton esprit des inquiétudes.
3. Vis simplement.
4. Donne plus.
5. Attends moins.

A ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres. Merci d'être là...
Ce texte m'a été envoyé, je l'ai trouvé si beau, que je n'ai pas pu le garder pour moi et j'ai voulu le partager à mon tour avec toi.

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mercredi 22 octobre 2008

L'art du combat selon les fourmis belokaniennes!

combat_fusca_gagates_1

Lutter contre soi-meme, contre les autres, contre le système etc. c'est tout un art! On le maitrise... ou pas.

Quelques extraits de la trilogie des fourmis de Werber.

p.359:
"PIEGE INDIEN - Les indiens du Canada font usage d'un piège à ours des plus rudimentaires. Il consiste en une grosse pierre enduite de miel, suspendue à une branche d'arbre par une corde. Lorsqu'un ours aperçoit ce qu'il croit etre une gourmandise, il s'avance et tente d'attraper la pierre en lui donnant des coups de patte. Il crée ainsi un mouvement de balancier et chaque fois, la pierre revient le frapper. L'ours s'énerve et cogne de plus en plus fort. Et plus il cogne fort, plus il se fait cogner. Jusqu'à son K-O final.
L'ours est incapable de penser : "Et si j'arretais ce cycle de la violence?". Il ne ressent que de la frustration. "On me donne des coups, je les rends!" se dit-il. D'où sa rage exponentielle. Pourtant, s'il cessait de la frapper, la pierre s'immobiliserait et il remarquerait peut-etre alors, une fois le calme rétablit, qu'il ne s'agit que d'un objet inerte accroché à une corde. Il n'aurait plus qu'à trancher celle-ci avec ses crocs pour faire choir la pierre et en lécher le miel."

p.104:
"Une vieille guerrière enseigne à une novice que tout se joue avant le contact. La mandibule ou le jet d'acide ne font qu'entériner une situation de dominance déjà reconnue par les deux belligérants. Avant la melée, il y en a forcément un qui a décidé de vaincre et un qui consent à etre vaincu. Ce n'est qu'une question de repartition des roles. Une fois que chacun a choisi le sien, le vainqueur pourra tirer un jet d'acide sans viser, il mettra dans le mille ; le vaincu pourra donner le meilleur coups de mandibules, il n'arrivera meme pas à blesser son adversaire. Un seul conseil : il faut accepter la victoire. Tout est dans la tete. Il faut accepter la victoire et rien ne résiste."

p.461:
"Le choix de ton adversaire définit ta valeur.
Celui qui combat un lézard devient un lézard.
Celui qui combat un oiseau devient un oiseau.
Celui qui combat un acarien devient un acarien."

p.113
"Quand l'ennemi semble plus fort que toi, agis de manière à échapper à son mode de compréhension"

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mercredi 3 septembre 2008

C'est la guerre!

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LA VOIE DU GUERRIER

Dans un ancien billet j'avais comparé le fait de s'engager dans une quete spirituelle (ou dans un travail psy en profondeur) avec un combat à mener contre soi-meme (moi et ma manière de percevoir le monde). Les bouddhistes par exemple appelle ça "lutter contre son égo" (égo qui n'a pas d'existence réelle) dans le but de retrouver son moi véritable. Et cette lutte on l'appelle "Shambhala, la voie sacrée du guerrier". J'ai collecté quelques infos sur le sujet, les voilà:

Le guerrier de Shambhala possède une arme: la sagesse inconcevable. Qui dit "arme" dit "action" (= manière de déployer les enseignements et de pouvoir aide les autres). L’arme de l’inconcevable sagesse n’est pas agressive mais un moyen que l’on peut avoir pour manifester cette vision dans le monde. Lorsqu’on a une arme on a aussi une sorte de responsabilité qui nous dépasse car on est en rapport avec quelque chose de plus vaste que soi-même. L’arme est un principe d’abandon complet : s’il faut trancher, pacifier, magnétiser, ce n’est pas nous qui décidons, c’est la situation qui nous appelle.

Il ne s’agit pas de croire en quelque chose mais de faire une expérience très directe et de reconnaître en nous ce centre, cette confiance primordiale, cette dignité. Cet idéal de l’homme impliqué dans le monde qui ne doit pas le quitter pour manifester les qualités de confiance primordiale et de dignité se retrouve dans toute les cultures et souvent sous la forme du guerrier – non pas celui qui est agressif, mais celui qui a le courage de dépasser sa peur et de protéger les autres. Le guerrier n’est pas celui qui combat avec agression pour tuer les gens mais c’est plutôt, le chevalier qui dans sa quête cherche à se purifier pour trouver son propre centre ou cœur et manifester une dignité que tout le monde reconnaisse. En ce sens il n’est pas déprimé (découragé) face aux défis de la vie, il y fait face avec vaillance. Le guerrier va manifester pleinement cette absence de peur, non pas la négation de sa peur mais le fait de reconnaître sa peur pour ne plus en être effrayé.

Citation de Gandhi:
"Je cherche à émousser complètement l'épée du tyran, non pas en la heurtant avec un acier mieux effilé, mais en trompant son attente de me voir lui offrir une résistance physique. Il trouvera chez moi une résistance de l'âme qui échappera à son étreinte. Cette résistance d'abord l'aveuglera et ensuite l'obligera à s'incliner. Et le fait de s'incliner n'humiliera pas l'agresseur, mais l'élèvera."

LA LEGENDE DU
ROYAUME DE SHAMBHALA

Le guerrier de Shambhala vit dans un royaume utopique légedaire, bien connu des peuples d'Asie: le royaume de Shambhala, une société d'éveillés auquel chaque etre vivant peut accéder mais cela nécessite un long travail sur soi car ce n'est pas un lieu comme les autres, on ne peut y accéder et le visiter en prenant un billet de train, c'est à la fois un lieu historique mythologique légendaire, une autre dimension parallèle et enfin l'ici et maintenant qui est en nous mais qui n'est accessible que si nous savons saisir cet ici et maintenant.

Selon la tradition, le royaume de Shambhala est le centre véritable du monde. Il est donc bien à l'intérieur du monde (donc accessible) mais il transcende aussi ce dernier. Ce qui me rappelle cette vieille légende hinddoue dont j'avais déjà parler ici.

Selon la tradition toujours il n’y a pas de centre fixe: le centre est n’importe où, à chaque endroit où nous sommes. Cette vision d'un centre "changeant" traduit aussi l'expérience de l'impermanence (tout change, tout nait, vit, meurt, disparait et nous devons faire avec car refuser ça est cause de souffrance, d'où l'importance de vivre le moment présent car c'est la seule chose que l'on peut vivre et saisir dans sa réalité, tout le reste n'est qu'illusion et source de souffrance.

Pour atteindre ce royaume, on doit renoncer à la continuité de notre mode de vie, faire un saut en avant, quitter le monde apparent pour atteindre cette réalité + réelle.
Il existe une seule réalité mais il existe autant de perceptions de la réalité que d'etres vivants (et malheureusement c'est notre perception de la réalité que nous prenons pour LA réalité, j'en veux pour preuve tous les conflits qu'il peut exister entre chercheurs scientifiques, religieux etc. Chacun preche pour sa paroisse avec certitude). Ce qui influence notre perception du monde est notre vision karmique.

LE KARMA

Définition de ce qu'est le Karma:
"il fonctionne comme un entrepot dans lequel toutes les empreintes de nos actions passées, causées par les émotions négatives, sont stockées comme des graines. Lorsque les conditions propices se présentent elles germent et se manifestent comme circonstances et situation de notre vie" (p.220 livre tibétain de la vie et de la mort).

Pour un esprit occidental il est parfois difficile de concevoir les concepts de vies antérieures et de réincarnation, mais on est pas obligé d'y adhérer pour saisir la pertinence de la notion de karma (qui au fond ne fait que nous inviter à etre responsable de nos actes) car il fait aussi référence à nos actions dans cette vie. Seulement l'avantage de croire aux vies passées est que cela peut expliquer des situations négatives qui nous arrivent dans cette vie et qui nous semblent inexplicables et injustes car elles n'ont pas de lien avec les actions commises dans cette vie. (Pourquoi j'ai jamais eu de chance depuis que je suis née?) Pour moi la théorie du karma c'est ce qui explique le mieux (ou le moins mal disons) les injustices entre etres humains (pourquoi certains naissent dans des familles et des pays violents, pauvres, malades etc.?)

LA VOIE DU
GUERRIER DE SHAMBHALA

Il s'agit d'un parcours initiatique où l'esprit craintif et lache dominé par l'égo devient peu à peu l'esprit du guerrier. Quand la confiance primordialement libre, le non-doute éternel, la bienveillance, la vaillance, le plaisir, la joie deviennent source d'inspiration. Cette confiance primordiale, cette dignité c’est cela le sens véritable de l’enseignement qu’il devient de plus en plus difficile de transmettre dans toute sa pureté quand les gens veulent juste utiliser la spiritualité pour éviter leur problèmes (et non pas pour quitter leur état d'ignorance et se connaitre réellement eux meme). Il ne faut pas non plus confondre la fin (vivre en accord avec soi meme et le monde) et les moyens pour y parvenir en s'accrochant aveuglèment à toutes sortes de rituels sans en comprendre le sens profond (c'est le gros problème de la religion)

ENSEIGNEMENT DE
LA VOIE DU GUERRIER

La tradtion de la voie du guerrier est inspirée du Dzogchen (un ensemble d'enseignements et de techniques d'éveil spirituel du bouddhisme tibétain) et aussi de la religion Bön (religion chamanique implantée au Tibet avant l'arriver du bouddhisme. Bön et bouddhisme tibétain se sont par la suite mutuellement influencés). Le texte fondateur de cette tradition est le Terma de Shambhala et son enseignement fut fondé en 1976 par Chogyam Trungpa Rinpoché (1939-1987). Ce dernier propose une voie séculière de la pratique de la méditation et offre des enseignements fondés sur la vision qu'il existe en chacun de nous une source de sagesse éveillée - ou "bonté fondamentale" - que l'on peut découvrir, cultiver et manifester dans notre environnement, il a reformulé la tradition de Shambhala qui était gardée très secrète dans les études officielles du Bouddhisme tibétain.

C'est une tradition qui est universelle et se retrouve dans beaucoup de cultures (des indiens d'Amérique aux chevaliers de la Table Ronde). Elle représente surtout un art de vivre en guerrier éveillé laïque. Vouloir joindre le royaume de Shambhala, c’est vouloir joindre son propre cœur dans un environnement qui ne soit pas à proprement parler religieux qui visent à aider les êtres humains à retrouver le chemin de la confiance et de la dignité.

BIBLIOGRAPHIE - LIENS INTERNET

http://www.buddhaline.net/spip.php?article63
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shambhala
+ Le livre tibétain de la vie et de la mort
+ Le livre de Chögyam Trungpa “ Shambhala, la voie sacrée du guerrier ” traduit par Richard Gravel et publié aux Editions du Seuil, collection Point Sagesses en 1990 (pages 25, 91 et 155)

mardi 22 juillet 2008

Reflexions sur l'amour (le vrai) et la merde (sous forme métaphorique certes mais ça reste de la merde!)

interrogationplanche_36

En ce moment je me pose des questions existentielles (sur la vie, la mort, la souffrance, les autres, l'amour etc. de toute façon tout ça revient un peu au meme finalement!)... bon... en fait non c'est pas qu'en ce moment parce que je me suis toujours posé ce genre de questions mais en ce moment c'est vrai que j'ai le cerveau qui fume particulièrement! Et c'est connu + on trouve des réponses + ça amène de nouvelles questions! (Bref on est pas sorti de l'auberge mes amis!)

reflexion

Au fil de mes recherches je suis tombée sur un petit texte
http://www.chemindevie.net/article-21034331.html 
(merci à la personne qui me l'a fait découvrir)

Voici quelques extraits:



 

L'Amour affectif que l'autre nous donne, c'est l'Amour qu'on ne peut pas se donner à soi-meme, on cherche donc dans l'autre ce qu'on est pas capable de se donner.

Pourtant c'est l'Amour pour l'autre qui prime et non l'Amour que vous attendez de lui

Apprenez à aimer l'autre pour lui et non pour vous !

Cet Amour est réellement de l'Amour inconditionnel, cet Amour-là ne fait pas souffrir car vous ne demandez que son bonheur. L'amour affectif vous emprisonne. L'Amour inconditionnel vous libère ; il vous libère tout d'abord de vous-même et il vous libère aussi de l'autre. Lorsque nous vous disons qu'il vous libère, nous voulons dire que vous n'êtes plus prisonnier de cet Amour, que vous pouvez aimer en toute liberté sans avoir peur de souffrir.

L'Amour Inconditionnel est un très long apprentissage, et il ne pourra s'acquérir que pas à pas, au fur et à mesure que vous comprendrez ce que vous êtes et comment vous fonctionnez, lorsque vous accepterez de lâcher prise à chaque moment de votre existence en ayant un seul but : le bonheur de l'autre, le bonheur des autres. Votre bonheur passera automatiquement par le bonheur des autres

L‘ Amour vrai pardonne tout, l'Amour vrai ne juge jamais, l' Amour vrai ne peut voir que le bonheur de l'autre ou des autres ; il donne toujours et ne prend pas, il rayonne.

Prendre conscience de cette puissance inimaginable qu'est réellement l'Amour.

Cependant avant que vous puissiez en comprendre la valeur, la puissance, il fallait que vous puissiez aussi vous transformer, vous ouvrir chaque jour davantage à une nouvelle conscience, à une nouvelle façon de vous apprécier vous-même et d'apprécier la vie, vous ouvrir à une nouvelle connaissance



En gros ce texte cherche à répondre à LA QUESTION à 100 000 euros ------> Comment cesser de souffrir dans ses relations avec autrui?

LA REPONSE qui va nous couter 100 000 euros de psychanalyse et/ou de retraite bouddhiste (remarque non la psychanalyse c'est remboursé par la sécu ça va et la retraite bouddhiste c'est plutot rentable au final parce que ça nous destresse et ça nous évitera au passage de futurs frais d'hopitaux pour soigner nos crises de foie et autres migraines, cancer etc.... comment ça c'est tiré par les cheveux ce que je dis?!! La somatisation vous connaissez pas?) -------> Changer complètement notre conception du couple, de l'amour, de la relation aux autres, nos désirs (bon en gros tout quoi confused).

Ben moi je vous le dis c'est pas gagné, car...
yoda2
...CONTRE LUI MEME LE GUERRIER LUTTERA et quand le guerrier doit apprendre à lutter contre lui-meme et détruire sans le moindre scrupule tous les obstacles, ces obstacles qu'il a construit et qui l'empechent de renoncer aux répères stables que son éducation et sa culture ont forgés, qui font ce qu'il est aujourd'hui, là c'est le + grand combat de tous les temps, la lutte finale à coté c'est du pipi de chat.
arlette

Changer le monde c'est déjà pas une mince affaire mais se changer soi ça c'est encore autre chose! Si les hommes politiques (mais aussi la plupart des gens qui font du bénévolat, de l'humanitaire, qui travaillent dans le social, qui militent dans des assos etc. et croyez moi j'en ai fréquenté quelques spécimens) avant de nous imposer leurs lois et leur idéologie bien pensante se les imposaient à eux meme peut etre que le monde irait mieux naturellement.

Tiens pour la peine je résiste pas à l'envie de (re)placer ma citation préférée de Gandhi (de toute façon ça faisait longtemps):
929600_Vous_devez_etre_le_changement_Gandhi_Affiches
traduction: "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde". 

Peut etre que le fait de lire ces quelques lignes provoquera en vous la meme reaction que j'ai eu, à savoir: "c'est très juste tout ça, ça me parle beaucoup, si je pouvais avoir ce type de rapport aux autres je serais bien plus heureux mais... le lire c'est une chose, par contre l'appliquer dans la vie quotidienne ça me parait aussi difficile que gravir l'Everest à main nue". Bon je vous rassure c'est normal, quand on a connu que cette époque et cette société qui ne pense qu'aux apparences, à la consommation, à la satisfaction des désirs immédiats, qui nie complètement toute forme de spiritualité et la connaissance de la profondeur intérieure des individus, le respect de l'autre etc. (et que ses parents, grand-parents etc. ont pas connu beaucoup mieux) c'est normal d'etre influencé par le monde extérieur!

oiseau_mazout__erika

Donc on ne panique pas, on ne se dit pas qu'on est une grosse merde... enfin si en fait on est une grosse merde corrompue par ce monde pourri, mais quelque part elle y peut rien la merde si elle a passé plusieurs heures à macérer dans un tube digestif et que son propriétaire se nourrit que de trucs dégueus... par contre elle a le choix d'évacuer ou de rester constipée! Bon je précise que ceci une métaphore, une métaphore pas très ragoutante je vous l'accorde mais une métaphore quand meme et je suis sure que vous voyez où je veux venir! mazout_erika) puis la merde je vous rappelle que ça se nettoie! eh oui! et le monde a beau etre pourri, il a aussi un service nettoyage intégré (si c'est pas beau ça) nettoyage donc c'est parti pour une opération nettoyage-déconditionnement: vous allez me recopier 400 fois les phrases suivantes...

bart_simpson_generator

... non je déconne, surtout que c'est déjà bien d'avoir pris le temps de lire tout ça (on parie combien qu'il y aura aucun comm sur ce billet?!!), si en + de ça ça vous parle là c'est encore mieux... mais alors si en + de tout ça ça provoque en vous une envie de changer là c'est le top (meme si en réalité c'est que le début des emmerdes qui commencent... souvenez vous l'histoire du guerrier qui se bat contre lui-meme, le con!!! Fight_Club_05a)

Bon et une fois que vous avez eu le déclic "j'ai conscience que ça va pas et je suis motivé pour changer" un autre problème intervient (ah ben je vous avez prévenu que c'est que le début des emmerdes!) en psychanalyse on appelle ça la répétition ou encore la pulsion de mort, à savoir qu'on se complait dans son mal-etre car pour le rendre + acceptable au fil du temps on a finit par y trouver des avantages et l'assimiler à un cadre rassurant, on cherche donc à reproduire toujours les memes erreurs (tout ça est le + souvent inconscient bien sur). Dans ce contexte renoncer à ses fonctionnements malsains est aussi difficile que se couper un bras: c'est comme perdre une partie de soi-meme qui a été notre raison d'etre pendant des années et justifie nos souffrances passées et actuelles (il faut bien leur donner un sens).

Scathophaga_stercoraria_DSC_4960
mmmhhhmmm que c'est bon!!!

et du coup, quand on réalise que ça va pas et qu'on nous propose une autre manière de fonctionner, qu'est ce qu'on fait? Ben fuit pardi (pour retrouver notre bonne vieille merde à laquelle on s'est attachée)
la_fuite
c'est pas toujours la meilleure solution!

Mais bon le secret c'est que ce ne sont pas les aides qui manquent
wc
(meme si elles sont pas toujours évidentes et faciles d'accés), mais il suffit de savoir les saisir, et on sait qu'on est pret pour le changement le jour où on laisse plus passer le train, on le prend (on arrive meme en avance à la gare!)

Tiens ça me rappelle une chanson de Grand corps malade ça...

dimanche 13 juillet 2008

GUERIR SON ENFANT INTERIEUR - Moussa Nabati - LE REFLET D'UNE SOCIETE IMMATURE?

guerir_son_enfant_interieur

Il y a 2 mois j'ai lu un bouquin de Moussa Nabati, un psychanalyste franco-iranien moussa_nabati super intéressant et je m'étais promis d'en parler ici. Déjà voici le résumé:

Quatrième de couverture

Guerir son enfant intérieur

Tout être humain abrite en lui, telle une poupée russe, deux personnes, deux désirs, deux Moi, l'un adulte et l'autre enfantin. Le premier, soumis au principe de réalité, est capable de se comporter, au travail ou en amour, de façon lucide. Le second, en revanche, faute de réflexion et de recul, emporté par une émotionalité débordante, oscille entre la dramatisation anxieuse et l'excitation euphorique.

C'est en réalité l'enfant intérieur qui guide les pas de l'adulte. Il se conduit en ange gardien lorsque le sujet a pu vivre son enfance, aimé et sécurisé, dans la gratuité du désir. Mais il risque de se conduire en persécuteur, plaçant répétitivement l'adulte dans un contexte d'échec et de dépendance affective, s'il a été victime de maltraitances ou a dû assister en toute impuissance à la souffrance de ses parents. Ainsi, une enfance non vécue, avortée, blanche, se transforme en fantôme, hantant le sujet et l'empêchant d'être lui-même, confiant dans sa bonté et ses capacités.

Moussa Nabati montre, à travers de nombreux témoignages, que ce n'est jamais vraiment l'adulte qui souffre, mais le petit garçon ou la petite fille en lui, sous l'emprise du fantôme. Dès lors, pour se libérer du passé et trouver son équilibre, nul besoin de recourir à des solutions extérieures, aux conseils et recettes pratiques, à la consommation addictive, aux antidépresseurs et anxiolytiques. Le projet existentiel le plus précieux de chacun devrait consister à retrouver son enfant intérieur, à l'écouter et à faire la paix avec lui pour le guérir.

Au dela de l'aspect "développement personnel", je trouve que c'est aussi une excellente critique de notre société occidentale en pleine dégénérescence (oui parfaitement et je pèse mes mots!).
Ca remet aussi en cause pas mal de pratiques actuelles se référant à des concepts obsolètes de la psycho. Alors en vrac:


Les vieux concepts psychanalytiques et psychiatriques,
le problème du diagnostic


diagnostic_psy

L'auteur nous explique que tous ces diagnostics dans lesquels les psy enferment le patient, ces categories (la depression, la dependance affective, les troubles sexuels etc. sont telles des petites boites cloisonnées. C'est un leurre de considerer qu'elles suffisent à comprendre le patient. De plus chercher à guérir ces problèmes un par un est inutile car toutes ces manifestations se retrouvent souvent chez le meme sujet en meme temps et ce dernier ne se résume pas à un seul symptome. Chacune de ces perturbations renvoit souvent à une seule et même problématique (un noeud qui une fois dénoué resoudra tout le reste car tout découle de là).

La théorie de Nabati est que ce noeud qui cristallise tout correspond à celui du fantôme qui vient hanter l'adulte et lui dicter ses conduites, le tiraillant entre des desirs contradictoires. Le fantome de cet enfant intérieur blessé, cet enfant que l'on a été et qui a été confronté à des difficultés trop jeune (difficulté qui n'ont pas su etre élaborées avec l'aide des adultes chargés de s'occuper de l'enfant) il est donc devenu adulte avant l'age et n'a pu profiter d'une enfance réelle: insouciante. Or comme le dit l'auteur "il est inconcevable de devenir veritablement adulte si l'on a pas ete d'abord enfant puis adolescent".

Cet enfant interieur si on ne l'ecoute pas et que l'on ne cherche pas à le guerir, on va le nier mais il saura se rappeler a nous, cela aura pour conséquence de bloquer le developpement de l'individu, l'energie psychique ne va plus se deplacer de maniere fluide dans chaque secteur de la vie mais sera perturbé (ex: une femme ne sera pas capable d'assumer à la fois son role d'épouse, d'amie, de mère, sa féminité, son carrière professionnelle etc.) et c'est cela qui nous pousse à des comportements irraisonnés et ambivalents.

Mais bien entendu ce noeud fondamental du problème, cet enfant intérieur blessé, refoulé au plus profond de nous-meme, on ne peut y accéder qu'à force de patience et de courage, ce sera tout sauf simple et facile d'y parvenir. Malheureusement  la société ne nous encourage pas à entreprendre des démarches de ce type car tout doit aller vite, on privilégie la jouissance et l'insouciance à l'introspection et la profondeur.


Les thérapies cognitivo-comportementales


tcc

Ce type de thérapies "brèves" confondent le symptome visible (ne traitant que ces derniers) et l'origine du trouble.

"Ce type de thérapie (...) malgré le soulagement passager qu'elles procurent, échouent finalement à atteindre ou à délacer le noeud originaire. L'acharnement contre son intériorité finit toujours par épuiser le Moi en accentuant paradoxalement le mal-etre combattu. Plus on se remplit de vide, plus il s'élargit. Il est impossible de se guérir par la violence ou la force. Le fantome n'est pas soluble dans l'alcool (le sport, le sexe, la nourriture, l'argent etc.) et il est réfractaire aux conseils prodigués par un certain psychologisme commercial faisant croire qu'il suffit de positiver pour aller mieux et entretenant la pensée magique infantile, ce qui ne fera qu'éloigner davantage le sujet du dénouement de son mal-etre (...) il ne faut pas s'épuiser à combler un manque (...) inscrit dans une histoire et porteur d'un sens et d'un message, à l'aide de procédés inadaptés, empruntés au monde des réalités extérieures (lutter, fuit, se blinder etc.)" (p.44, 47)


La psychiatrie


prozac

Elle qui fait de la France le premiers pays consommateurs de psychotropes (= substances chimiques agissant sur le psychisme), comme le remarque l'auteur:

"que penser de la diabolisation des drogues illicites, qui contraste étrangement avec le silence, complaisant ou impuissant, face à la surconsommation de médicaments psychiatriques utilisés comme drogues légales et pris en charge par la collectivité?"

banalisation de la consommation de medicaments psychotropes de 7 a 77ans

"La psychiatrie moderne et son obsession diagnostique qui chosifie le psychisme en le réduisant à une machinerie neurochimique sans ame sujette à des maladies (...) qu'il faut combattre de manière organique sans tenir compte des influences relationnelle et de l'histoire du patient. Cette psychiatrie revendique comme méthode une prescription systématique de médicaments qui anésthésient le sujet au lieu de l'aider à se réveiller, polluant son corps et son esprit au lieu de le purifier, pour le plus grand bonheur des multinationales pharmaceutique. Ces rafistolages psychologiques par gommages des symptomes visibles à l'aide de substances chimiques qui ne traitent pas les causes profondes, éloignent en fin de compte le sujet de son intériorité, l'empechant de réflechir et de travailler sur lui meme, faisant taire sa vérité, occultant le sens de son ma-etre (...) modifiant sa perception du monde" (p.44,45)


La société de consommation


bling_bling_attitude

"L'idéologie actuelle, en apparence tolérante, voire libertaire, cherche en effet, en s'adressant insidieusement au petit garçon ou à a petite fille hypersensible qu'il abrite, à lui faire croire qu'il peut, sans limite et sans culpabilité, tout être, devenir et avoir. Elle l'encourage à prendre du plaisir comme il le souhaite, en faisant "ce qui lui plaît", écartant toute souffrance et toute contrariété: changer de sexe, de corps, de partenaire, d'orientation sexuelle, pour accomoder la réalité à ses rêves. Toutes les techniques de manipulation s'inspirent exactement du même principe: contourner la pensée de l'adulte en s'adressant directement  à ses émotions enfantines (...) ce bonheur magique obtenu grâce à la technique, à la consommation addictive de personnes et d'objets jetables après utilisation, loin de libérer le sujet, le dépossède au fond de lui-même en accentuant l'emprise inconsciente du fantôme de l'enfant [prisonnié] en lui"

Au lieu d'accepter qui on est a l'intérieur, le bon comme le mauvais, d'avoir le courage de réapprivoiser l'enfant blessé que l'on est, d'apprendre à vivre avec et refuser de se faire manipuler par la norme ambiante, au lieu de tout cela, la société nous encourage à refuser d'affronter en face nos vieux démons, "on doit positiver à tout prix", fuir ce qui fait peur, ce qui fait mal, et on oscille entre depression et défenses maniaques (= comportement excessif) ce qui a pour finalité une consommation à outrance:

on exploite la nature (si l'humanité entière consommait autant qu'un occidenal il faudrait 3 planètes pour nous nourrir)
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on a recourt de maniere addictive à la chirurgie esthétique

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à l'argent

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ou encore au sexe comme on va faire ses courses.

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Tous les tabous qui structurent la société volent en eclat.

Ce qui me fait le plus rire (jaune) dans tout ça c'est Sarkozy (eh oui ça faisait longtemps!!! hihi!) qui a promis pendant sa campagne de mettre fin à l'idéologie de mai 68 mais alors il va falloir qu'il m'explique ce qu'il entend par là parce qu'il en est une de pires caricatures. Quand il veut etre libre de faire ce qu'il veut et fait exploser tous les interdits (quand ça l'arrange) ça vous rappelle rien?

Ce ne sont pas les exemples qui manquent: lorsqu'à peine élu il préfère aller se prélasser sur un yacht prêté par un ami milliardaire plutôt qu'aller commérer l'armistice
sarkozy_yacht_bollor___mai_2007_ sarko_vacances_mai_2007,

lorsqu'il supprime des postes de profs prétextant que les caisses sont vides juste après s'être augmenté et avoir réduit l'impôt sur les grosses fortunes pour faire plaisir à ses amis PDG,

lorsqu'il ne supporte pas et menace devant les caméras les gens qui osent l'insulter


Sarkozy : DEBUT de BASTON avec les Pêcheurs


Sarkozy au salon de l'agriculture

ou encore lorsqu'il se remarie 2 mois après son divorce à une chanteuse accessoirement ex top-model

bling_bling_sarko_carla

On se plaint souvent (à raison!) que les médias préferènt parler de toutes ces bassesses plutôt que des vrais problèmes politiques mais pourtant c'est cet intéret excessif des médias (qui ne font que répondre à la demande des gens) pour le côté bling bling de sarko qui est le meilleur signal de l'alarmante mutation actuelle de la société puisque finalement la politique que mène sarko etait assez prévisible et les français l'ont élu en connaissance de cause (il a toujours assumé son appartenance à une droite décompléxée qui dit stop à la repentance et la seule raison qui explique son plebiscite est qu'il était + charismatique que Royal).

segolene_royal_15 sarkozyhallydayrollex
Franchement, lequel des deux a l'air d'etre le + cool? A qui aimeriez vous ressembler? La coincée en tailleur qui quand elle parle a l'air d'avoir un balais dans le cul ou le gars pété de thune qui vous donne une tape dans le dos quand il vous voit?

Il nous le dit lui même: il a du fric et une vie privée attrayante il ne voit pas pourquoi il les cacherait.

Sarko_Fric_Frime carla_sarko_2 carla_sarko_4

Pourquoi un gamin fier de son nouveau jouet le cacherait?
jsuis_fier_d_etre_p_t__de_thune
Il est un enfant immature qui ne supporte pas la frustration, n'a pas quitté le stade de la toute-puissance, qui a besoin de vivre dans le luxe, besoin de le montrer, tel un enfant blessé qui prend une revanche sur la vie. En disant ça je ne cherche pas à psychanlyser Sarko (autre chose à foutre) mais plutot à comprendre l'image qu'il renvoit au français car que nous le voulions ou non nous sommes en démocratie et notre président se doit d'etre le miroir de la société à laquelle nous appartenons.

Finalement le comportement de notre président bien qu'il choque en raison du poste qu'il occupe, est tristement banal, beaucoup agiraient exactement comme lui à sa place - y compris ceux qui le critiquent avec ferveur - et vu comme ça il est tout à fait légitime qu'il ait été élu président car les français se reconnaissent en lui.

sarkozy_president_bling_bling

Pétition "Sauvons la clinique" (contre une formation en psy clinique formatée par l'état)

http://sauvons-la-clinique.org/petition2/index.php?petition=3

Sauvons la Clinique

Alerte rouge

Signer la pétition   -   Voir les signataires

Non au cahier des charges relatif à la formation en psychopathologie clinique pour l'usage du titre de psychothérapeute

A la suite de la publication du projet d’arrêté du cahier des charges relatif à la formation donnant lieu au titre de psychothérapeute (Cf. le site Sauvons la clinique), l’Assemblée générale de « Sauvons la clinique » réunie le 5 juillet 2008 a voté à l’unanimité (300 personnes), et appelle à voter, la pétition suivante :

- Non à une formation au rabais des psychothérapeutes qui menace l'intérêt des patients.

- Non à des théories du psychisme imposées par l'Etat.

- Nous demandons le retrait de cet arrêté et l'ouverture de nouvelles négociations

Le risque que cet arrêté soit promulgué au mois d’août est grand, c’est pourquoi nous vous appelons à signer cette pétition et la faire circuler au plus vite.

Tous unis contre cet arrêté scélérat

Signer la pétition - Voir les signataires


http://sauvons-la-clinique.org/petition/

Pétition ouverte aux professionnels, aux institutions et aux citoyens.

Après la disparition de la psychopathologie et de la psychanalyse de la formation des psychiatres, au profit de modélisations neurobiologiques et comportementalistes, c’est celle des psychologues cliniciens qui est aujourd’hui clairement visée par les instances d’habilitation de leur formation. Depuis plusieurs années, les universitaires qui ont en charge cette formation voient s’étendre dans l’appareil de l’Etat la volonté de domination des partisans de l’éviction de la psychanalyse et de la psychopathologie, à tous les niveaux des organisations qualifiantes de l’enseignement et de la recherche. La nouvelle configuration qui a émergé récemment ne laisse plus de doute sur cette volonté qui ne s’embarrasse plus de faux-semblants. C’est la dernière étape d’une course contre la montre dont le terme, à brève échéance, devient prévisible. En même temps, dans les institutions de soin, nous constatons que la présence de la psychanalyse est l’enjeu d’une lutte dans laquelle les simulacres gestionnaires, l’ingénierie de l’évaluation, la médicamentation systématisée et exclusive, les dispositifs d’isolement des symptômes et de leur traitement expéditif, font une chasse réglée à la clinique de la subjectivité. Ici et là, nous assistons régulièrement à des écroulements locaux qui résultent soit de stratégies de harcèlement et d’épuisement des équipes, soit de neutralisations foudroyantes par ingestion ou dispersion. La psychanalyse n’a pas à faire seulement à des détracteurs, mais à une convergence de processus de démolition. Ce n’est plus le temps des signes assassins, mais des actes et des machines qui avancent à tombeaux ouverts.

Devant cette situation, les praticiens dans les institutions de soin psychique, et les universitaires qui forment les générations futures et maintiennent la présence exigeante de la psychanalyse dans les institutions de la recherche publique doivent faire converger leurs résistances et passer à l’invention offensive. Ils ne peuvent plus se contenter de boucher au coup par coup et dans l’isolement, les forages et les excavations de leurs sols. Il n’y a plus de crise, mais des circuits intégrés de situations limites. La férocité industrielle des appareils a des noms : dépistage précoce, troubles de conduites, héritabilité génétique, facteurs de risque, facteurs prédictifs, isolation des symptômes, co-morbidité, dressage de comportement, indice d’impulsivité, rééducation psychothérapique, thymorégulateur, expertise, évaluation, sécurité psychique, etc. Le maillage des populations vulnérables réduites à l’usage de leur malheur s’étend chaque jour davantage. La standardisation des ratages de la condition humaine en une nomenclature des handicaps habite désormais des maisons sanitaires. Le dénuement social est promis à l’épuration policière ou masqué par des kits de pathologie des comportements. Les logomachies s’ingénient à voiler la massification de l’humain et la marchandisation du vivant. Acceptons-nous de déambuler parmi « les décombres du futur » ?

À un certain moment, face à ce qui arrive, le refus qui se cantonne dans l’expression critique est vain. La seule dénonciation des ennemis est dérisoire. Les lamentations nostalgiques prônant la restauration du monde d’hier est pitoyable. Le scoop du malaise dans la culture est largement usé. Nous avons tous conscience que nous sommes dans un mouvement extrême du temps, de ce qu’on appelle un changement de temps. Cela signifie qu’il ne s’agit pas d’aberrations ou de dérives à corriger, mais de la subordination de la souffrance et du bien-être psychique à de nouvelles représentations et de nouveaux dispositifs de gouvernance dans lesquelles la psychanalyse ne sera que résiduelle ou nébuleuse. La porosité de la sphère politique à ces représentations, l’influence qu’elle subit du fait de groupes interconnectés d’une voracité utilitaire naïve, indiquent assez que la solution ne viendra pas des gouvernants qui ont contribué à cette évolution.

Il faut donc un rassemblement à la mesure de la gravité de la situation, afin de répondre à ce défi du passage d’un temps à un autre. Le refus rigoureux et déterminé, celui qui rend solidaire, passe par le partage d’analyses qui explorent les dérèglements et les combinaisons émergents, par la mise en commun d’actions et d’expériences vers de nouvelles pensées de résistance, par la création d’un collectif permettant de faire obstacle à la politique de la liquidation de la clinique dans les institutions de soin et de formation.

En tant que praticiens, formateurs, chercheurs et universitaires, nous appelons dans un premier temps nos collègues à joindre leurs signatures à ce Manifeste pour une convergence des résistances.

Nous proposons d’amorcer la préparation d’états généraux de la clinique, à travers une première réunion qui aura lieu à Paris, le samedi 30 juin 2007, et qui sera accueillie par le Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP).


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jeudi 7 septembre 2006

Quelques grammes de spiritualité dans un monde de brutes

Je rédige ce billet parce que je culpabilise honted'avoir passé, une fois de plus, la soirée vissée devant la télé tele_1b. Mais aussi entre le foot (Mooouuuuahahahahahahahahrrrrrrfffff on a eu notre revanche!!!! http://www.eurosport.fr/football/qualifications-euro-2008/2006-2007/sport_sto958699.shtml) et la nouvelle emission de débat sur la 2. Attention le jeu de mot: "l'arene de France" (présenté par Stephan Bern photo_livre, vous avez compris http://www.guignols.com/mp3/berne02.mp3). http://arene-de-france.france2.fr/ ) comment resister à un tel programme?

Alors voici le résumé de ma soirée et des intenses réflexions qu'elle a suscitées en moi reflexion. Bon pour le foot... hum... passons... En revanche (hihi!!) sur la 2 y avait un débat intitulé "l'école fabrique-t-elle des crétins?". Déjà je trouve que la question en elle-même est une insulte au travail fourni par les équipes educatives et en particulier par les profs qui font ce qu'ils peuvent, et dieu sait s'ils sont pas aidés! L'école à l'heure actuelle a surtout pour but de préserver le peu de dignité que le système n'a pas encore passé à la moulinette. C'est le système qui crée les crétins.

Pour le deuxième débat "La france est elle un pays de privilégiés?". Ben tout dépend de ce qu'on entend par privilégié. Si on se compare aux habitants d'un pays du tiers monde, se serait cracher dans la soupe que de répondre non, ça parait évident. Mais sans vouloir jouer sur les mots, c'est pas la France qui est privilégiéee par rapport aux pays pauvres, ce sont les pays pauvres qui sont défavorisés par rapport à elle. Ce que je veux dire par là c'est que la référence ne doit pas être le pire mais le meilleur. Le vocabulaire utilisé reflète un certain état d'esprit. Ca me rappelle aussi, à l'epoque du référendum et du débat POUR ou CONTRE l'Europe, les pays de l'est avaient eu beaucoup de mal à accepter notre NON. C'est une réaction compréhensible mais leurs arguments l'étaient beaucoup moins. En gros, pour certains, l'idée c'était que les français sont gonflés de faire des manifs et de passer leur temps à protester parce qu'ils se rendent pas compte de la chance qu'ils ont de vivre dans un pays privilégié (en effet il ne sort pas d'une guerre ou d'une dictature, si c'est ça être privilégié :-S). fardeau_des_privilegesComme si sous pretexte qu'effectivement il y a des choses qui vont bien en France, on aurait pas le droit de vouloir supprimer ce qui continue de ne pas aller. Or, si on veut pas que le système se sclérose (ce qui est déjà un peu le cas) il faut se dire que tant qu'il y aura des choses à redire il faut protester et viser le meilleur. Viser un idéal. Bon bien sur ce serait plus facile si on avait tous le même idéal ce qui est loin d'être le cas (et quelque part tant mieux). Pourtant on aspire tous au même minimum vital. (Même si, quand on le possède déjà on a tendance à l'oublier). Si on se réfère à un monde utopiste (= un monde ou chacun a la possiblité de vivre dans un minimum de confort materiel et de sécurité psychologique, si c'est pas trop demander?) la France (et donc l'ensemble des français) est loin d'être privilégiée.

coluche_0_1La transition est toute faite d'ailleurs parce qu'après 2 mois passé à regarder des trucs débiles à la T.V. (Vive l'été!!) de revoir un bon vieux débat opposant des gens avec des idées "de gauche "  et des gens "de droite" ça me confirme ce que j'ai commencé à me dire après l'affaire du CPE. C'est que finalement aucun des 2 n'a la solution. Dans un cas on privilégie (tiens tiens décidément!) les travailleurs, du coup les patrons foutent le camp et il n'y a plus de dynamisme economique. Dans un autre cas on privilégie l'economie et le grand patronat et au final on exploite les travailleurs qui deviennent deprimés et consomment moins. Je résume à outrance mais c'est pourtant comme ça que je ressens les choses. Et vu que l'on vit dans un monde où l'économie de marché et la rentabilité au profit de celle-ci sont devenues les références absolues, il est tout à fait logique de constater la chose suivante: dans ce contexte les 2 solutions ménent inéluctablement à la catastrophe. Et donc la solution, si solution il y a, est clairement ailleurs. (et non c'est pas à l'extreme gauche ou à l'extreme droite auquel je pense!! pas_bien)

Donc voilà où je voulais en venir: histoire de relever un peu le niveau, j'ai retrouvé la citation que j'évoquais dans mon billet sur les liens internet http://lafeerhaisy.canalblog.com/archives/liens_internet/index.html Alors en fait j'avais pas halluciné, j'avais bien lu ça quelque part. J'ai même retrouvé 2 citations.

Une sur le site http://www.unisson06.org/ :

Le monde est le reflet de nous mêmes.
La possibilité de le changer nous appartient.
Cela passe par la connaissance de soi,
la véritable révolution sera pacifique...

La deuxième citation est de Gandhi, c'est sur ce site: http://www.eco-bio.info/:

phare_accueil_gandhi

Ca fait pas de mal de se le rappeler, Gandhi a également dit :

Je cherche à émousser complètement l'épée du tyran, non pas en la heurtant avec un acier mieux effilé, mais en trompant son attente de me voir lui offrir une résistance physique. Il trouvera chez moi une résistance de l'âme qui échappera à son étreinte. Cette résistance d'abord l'aveuglera et ensuite l'obligera à s'incliner. Et le fait de s'incliner n'humiliera pas l'agresseur, mais l'élèvera.

La vraie moralité ne consiste pas à suivre les chemins battus, mais à trouver la voie véritable pour nous-même et à la suivre avec intrépidité.

En réalité, il existe autant de religions que d'individus.

Celui qui est parvenu au coeur même de sa propre religion est aussi parvenu au coeur des autres religions.

L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.

La caractéristique essentielle de la violence est que derrière la pensée, la parole ou l'action, il doit y avoir une intention violente, c'est-à-dire un désir de faire du mal au prétendu adversaire.

Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent.

La violence passive alimente le feu de la violence physique, et si l’on veut éteindre le feu de la violence physique, logiquement nous devons élimiter l’approvisionnement du carburant.

Alors quand le Sarko sarko il nous dit que ce qu'il faut c'est de la repression et que la prévention a l'air d'être le dernier de ses soucis ça me fait peur. La repression c'est certes necessaire dans l'urgence mais vu qu'il ambitionne de devenir président de la republique et donc de s'inscrire dans du long terme, s'il continue dans ce registre il va vite comprendre son erreur.

En tout cas ça me plait beaucoup ce genre de discours... mais non pas celui de Sarko! Celui de Gandhi!!! C'est réaliste (on constate que le monde va mal et que les solutions utilisées jusque là, y compris la politique, ne resolvent rien) sans pour autant être résigné.

D'ailleurs vous avez remarqué que 2 des très rares thèmes jamais évoqués en politique sont la psychologie et la spiritualité. Ils sont, certes, de plus en plus présents dans le débat public, mais il n'y a, à ma connaissance, pas de sensibilisation à la psychologie et à la spiritualité à l'école. Et je dis bien "spiritualité" et non pas "religion" comme par exemple aux U.S.A. où les élèves doivent réciter leur prière en classe sans comprendre vraiment le sens de la chose. Il est ici juste question de perpetuer la tradition, ou comment la religion est réduite à un folklore national. Du coup les jeunes ne se questionnent pas sur leur propre spiritualité et ne sont pas amenés à trouver leur voie. On leur en impose une d'office.

Alors, en tout cas pour la France, a part les cours de philo en terminale qui sont plus chiants cours_chiant_ qu'autre chose je vois pas.

Mais il y a une logique évidente à tout ça: ce sont les 2 choses qui permettent aux gens de se trouver soi même et d'arreter de se faire abrutir comme des moutons par le système. Si j'étais une femme politique je me dirais qu'il vaut mieux faire apprendre par coeur aux jeunes des maths et de l'histoire-géo plutôt que leur donner envie de se remettre en question et risquer d'en faire des révolutionnaires. :-S

gandhi4

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